LE PUY EN VELAY
Un peu plus d’une centaine d’années nous sépare de la première ligne dite longue distance
(175 KMS) et seulement 87 ans de la première THT de 220KW installée au Etat Unis.
Sur notre plateau Vellave, en 1939, soit seulement 16 ans après la première THT installée aux Etat Unis, la Compagnie Electrique Française,procède après établissement des servitudes, à la réalisation de la ligne Très Haute Tension (THT) 225000v qui survole les communes de Saint Just Malmont, Saint Didier en Velay, La Séauve.
Dans les années qui précédent la deuxième guerre mondiale une ligne électrique était le reflet d’un dynamisme économique et synonyme de progrès et de confort.
Le tracé, bien que proche des villages, ne survole pas les habitations.
Il faut noter le bon sens des ingénieurs de l’époque qui, sans le recul et les connaissances scientifiques acquises aujourd’hui, étaient restés prudents et pratiquaient sans le savoir :
le principe de précaution.
En plein conflit mondial, la mise en service en 1941 permet le transport de la production d’électricité du barrage de Poutès vers les industries sidérurgiques du bassin stéphanois.
Déjà sans en parler il s’agissait de respect de l’environnement : remplacer le charbon par la houille blanche (électricité).
Tout au long des 40 années qui suivront la mise en service de cette ligne la modernisation du métier d’agriculteur et les industries Stéphanoises vont entraîner un exode important.
Les trois communes de St Just Malmont, St Didier en Velay, la Séauve sur Semène comptait en 1975, à peine 5800 habitants.Aujourd’hui nous avons retrouvé le nombre d’habitants des années 1910 soit près de 9000 habitants.
C’est l’abandon des petites exploitations pour les métiers de la vallée en plein essor économique.
Le train matin et soir assure la liaison LA SEAUVE / FIRMINY et transporte les employés.
La ligne Très Haute Tension transporte elle l’énergie du développement de ces bassins industriels.
Dans les années 70 le courant change de sens, touchée par la première crise pétrolière, l’industrie sidérurgique de la région stéphanoise va disparaître en quelques années, suivie de près par l’industrie textile.
C’est l’électrification de nos campagnes, et le développement d’industries spécifiques comme l’industrie chimique du plastique à Sainte Sigolène ou plus de 2000 salariés fabriquent le tiers de la production française de film plastique.
Aidé par une demande des consommateurs, le besoin en énergie électrique va en s’amplifiant. La construction du poste de soutirage de TREVAS sur la ligne Très Haute Tension va permettre le développement économique du plateau.
