Lignes à haute tension : les enfants à protéger en priorité
Lignes à haute tension : les enfants à protéger en priorité
Un rapport parlementaire se veut prudent sans être alarmiste.
Son auteur, le sénateur PS Daniel Raoul, souhaite éviter que les enfants vivent à proximité des lignes à haute tension.
Le sénateur Daniel Raoul, est à l'origine d'un rapport présenté très récemment sur l'impact des champs électriques et magnétiques sur la santé et l'environnement. «Le risque est faible..mais l'inquiétude n'est pas illégitime», écrit l'élu, «il y'a probablement des risque mais il n'y a pas d'étude scientifique pour l'étayer indiscutablement.»
Si aucun lien de causalité n'a été établi, quelques cas de leucémies sont en effet recensés chez les enfants fortement exposés aux champs électromagnétiques. (environ 12 cas leur seraient imputés chaque année). Pour l'auteur du rapport, la priorité est donc d'empêcher «l'augmentation du nombre d'enfants exposés».
L'une des recommandations est
«d'éviter de nouvelles constructions de lieux dans lesquels vivent les très jeunes enfants tout au long de l'année (domicile, crèche école maternelle…)».
Sans préciser de mesures concrètes pour y parvenir, le sénateur écarte la proposition de l'Afsset d'instaurer obligatoirement une zone vierge de toute construction de part et d'autre des lignes THT.
Il souhaite en revanche une mobilisation pour une nouvelle étude sur les risques.
Trente années de travaux internationaux n'ont pas permis àux experts de tirer de conclusions définitives.
Daniel Raoul souhaite modifier la façon dont les études sont financées en France.
L'Etat doit selon lui se réengager dans le financement de la recherche sur l'impact des lignes à Trés Haute Tension. Il y a un problème de crédibilité si RTE (filiale d'EDF) finance les recherches.
Le financement par le biais d'appels d'offre émis par l'Afsset serait une alternative.
Il est question de recenser le nombre de personnes dont le taux d'exposition continu aux champs électromagnétiques est supérieur au seuil toléré.
Une étude de RTE montre que 375 000 personnes seraient concernées en France. Mais le chiffre avait été obtenu grâce à une extrapolation tirée des cas identifiés dans le seul département de la Côte d'Or, « ce qui ne suffit pas pour avoir une vue sur l'ensemble du territoire », a-t-il conclu.
